N'étant pas né d'une
famille riche, ce n'est qu'après mes études, en 1994, que
j'ai pu me payer un cours de pilotage en Formule Ford, à l'école
Jim Russell au Mont-Tremblant.
Bien que cette journée reste inoubliable, la
Formule Ford n'était pas vraiment à la portée de
mon petit portefeuille.
En septembre 1995, j'ai suivi un cours de pilotage en karting, à
St-Hilaire. Je me suis ensuite acheté mon premier kart et J'ai
commencé en compétiton en avril 1996. À ma toute
première course, je me suis qualifié 4e, position à
laquelle j'ai terminé. À ma 5e course, je signais déjà
ma première victoire.
Cette année là, j'ai terminé 13e au classement provincial
et 3e au classement du championnat régional de Montréal.
L'année suivante, j'ai remporté le championnat provincial
et les deux championnat régionnaux de Montréal et de la
Mauricie. J'ai disputé 21 course, remporté 11 victoires
et terminé 19 fois dans le top 5.
Motivé par cette année exceptionnelle, j'ai décidé
de faire le grand saut en F125 dès 1998. Grosse erreur, j'ai acheté
un kart usagé qui étais, certe, moins cher mais en bien
piteux état. J'ai perdu la première moitié de la
saison à le rendre fiable et la deuxième à m'adapter
à son comportement routier exécrable, ce qui s'est poursuivi
l'année suivante.
Aux terme de deux saisons difficile en F125, avec un budget restrein
malgré un commanditaire (service internet Abacom), des réglages
très discuttable, et quelques résultats à peine encourageants
(quelques 5e positions et une 4e très stimulante), j'ai décidé
d'abandonner la série et essayer autre chose.
En 2000, Bombardier
lançait le championnat Rotax Max. Je me suis acheté un chassis
neuf et un moteur neuf, ne voulant pas répéter la meme erreur
que celle commise deux ans auparavant. Quelques commanditaires se sont
ajouté pour m'aider à payer la saison (Imacom, Pneu Deauville,
Garage Guy Asselin, Adhoc le groupe).
La motivation à son meilleur, un kart désormai performant
et pas-si-pire réglé, j'ai littéralement survolé
la saison en gagnant haut la main 7 des 9 courses de la saison, remportant
le championnat National.
J'ai été sélectionné pour représenter
le Canada lors du championnat du monde de Rotax Max à PuertoRico.
Malheureusement, nui par mon désormai célèbre manque-de-talent-dans-mes-réglages,
j'ai été incapable de me qualifier pour la finale.
En 2001, fortement soutenu financièrement par Karting Orford mais
nui par de nouveux pneus auxquels je ne me suis jamais adapté (toujours
mes problèmes de réglages) j'ai tout de même terminé
3e au championnat National et j'ai été, pour la deuxième
fois, sélectionné pour représenter le Canada lors
du championnat du monde, cette fois en Malaisie.
La-bas, j'ai connu une bien mauvaise performance, complètement
démotivé, notamment par la chaleur insupportable qu'il regnait.
En fait, c'est à ce moment que j'ai réalisé que je
n'avait pas tout ce qu'il fallait pour devenir un grand pilote de course
automobile.
J'avais bien sur un certain talent, il me manquais plusieurs choses essencielles:
de l'argent, un bon entourage technique et moral, de bonnes connaissances
techniques et une bonne forme physique. Tout ça, ça se trouve,
ça s'apprend, ça se développe. La seule chose qui
ne s'apprend pas, c'est le goût de vaincre, que je n'avais pas et
que je n'aurai jamais.
L'année suivante, en 2002, motivation et budget à la baisse,
j'ai tout de même failli remporter le championnat régional
à Montréal, mais un boulon de roue mal serré en a
décidé autrement. J'ai du abandonner à ma toute dernière
course en carrière et me contenter de la 3e place au classement
général.
Karting Orford a ensuite abandonné son programme de commandite.
Après 7 saisons, j'ai décidé d'accrocher mon volant.
Palmares
81 courses
43 podiums
22 victoires
18 pole positions
1 titre national
1 titre provincial
4 titres régionaux
2 participations au championnat du monde
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