          |
|
Apprendre
la piste
Une des choses les plus importantes pour piloter sur un circuit routier
est de bien connaître la piste. Être capable de garder le
contrôle de la voiture, c’est bien! Mais ça ne veut
rien dire si vous ne savez pas où vous allez. Un mauvais pilote
sur une piste qu’il connais par coeur sera plus rapide qu’un
bon pilote sur une piste qu’il ne connais pas. Cependant, le bon
pilote n’aura besoin que d’une dizaine de tours et il sera
plus rapide, juste parce qu’il commence à connaitre la piste.
Donc, la première chose que vous devez faire est d’apprendre
la piste par coeur et de comprendre comment la voiture réagis dans
chaques virages, sur chaques bosses, sur chaques vibreurs. Vous devez
trouver la meilleure ligne de course, la meilleure façon d’entrer,
la meilleure façon de sortir et ce, pour chaques virages. Plus
vous connaitrez la piste, plus vous serez constant et, bien sur, plus
vous serez rapide.
Prendre des références
Vous devez prendre une multitude de références sur la piste:
une pour chaques virages ou, au minimum, une pour chaques freinages. Vous
pouvez prendre n’importe quoi: un cône, un arbre, une trace,
un poteau, le début d’un vibreur, etc... J’utilise
habituellement, pour commencer, les pannaux, situés à l’entrée
de chaques virages, sur lesquels sont écris des numéros.
Ces numéros (habituellement 150 - 100 - 50...) ne sont pas là
pour rien; ils sont là pour vous indiquer qu’un virage s’en
vient et pour être utilisés comme référence.
Admettons que, pour un virage quelconque, vous freinez à partir
du panneau 50. Vous réalisez alors que vous entrez dans le virage
trop rapidement. Le tour suivant, pour le même virage, vous freinez
au panneau 150 et vous réalisez que c’est beaucoup trop tot.
Le tour suivant, vous freinez au panneau 100 et c’est à peu
prêt correct. Vous avez une bonne référence de base
pour ce virage. Ensuite, vous pouvez faire du fine tuning et
essayer de freiner un peu plus tard, un peu plus tot, etc...
Vous pouvez vous faire des références pour chaque étape
du virage. Une pour savoir quand commencer à tourner quand la piste
est si large que vous ne pouvez pas voir l’intérieur du virage;
une pour savoir quand commencer à accélérer pour
les virages qui sont tellement long qu’on ne peut pas voir la sortie
à l’avance.
Souvent, je suis tellement concentré à piloter que je ne
prend pas le temps de prendre une bonne référence pour un
virage quelconque. Dans ce cas, je fais un tour au ralenti et je prend
le temps de regarder autour de moi pour m’en trouver une.
Choisir le bon rapport
Lorsque je pilote, je ne regarde jamais (ou très rarement) la vitesse
à laquelle je roule. Pour évaluer à quelle vitesse
je dois prendre un virage, je me fie sur le rapport de boite de vitesse.
Un peu comme pour le point de freinage, c'est à force d'essayer
tel ou tel rapport que je finis par trouver celui qui me semble le mieux.
Par exemple, pour un virage quelconque, je vais d'abord l'essager en
2e. Si je vois que je peux le prendre encore plus vite, au tour suivant,
je vais l'essayer en 3e et ainsi de suite jusqu'à ce que je m'appercoive
que le moteur tourne vraiment trop lentement à la sortie pour me
donner une bonne reprise. Alors, je vais revenir d'un rapport et c'est
celui-là que je vais utiliser pour ce virage.
Personnellement, entre un rapport un peu trop long et un rapport un peu
trop court, je préfère prendre le rapport long, laisser
baisser le régime moteur - pas trop bas - et sauver un changement
de rapport.
|